Sébastien Jouve

Publié le16 octobre 2015 » 1036 Views»
Champion du monde de kayak

Entre passion et transmission, le kayak glisse à Vernon

Tout juste revenu des championnats du monde de kayak à Milan où il sest qualifié en biplace pour les Jeux Olympiques 2016, Sébastien Jouve, membre du SPN Vernon, se livre sur sa passion.

Vernon Direct : Bravo pour votre quatrième place aux championnats du monde et pour ce ticket pour les JO ! Comment sest déroulée l’épreuve ?

Sébastien Jouve : Plutôt bien, nous avons fait une bonne course finale. On a récité nos gammes, mais il nous a manqué un peu de folie pour aller chercher la médaille. C’était très contrôlé mais ça n’a pas suffit. On était un peu obnubilé par la qualification pour les JO, c’était la priorité.

 

VD : Comment vous est venue lenvie de faire du kayak votre métier ?

Sébastien Jouve : Mon père pratiquant le kayak au haut niveau, on en faisait régulièrement quand j’étais enfant. On se promenait, on s’amusait. Suite à cela, j’ai pratiqué d’autres sports, comme la gym, le foot. Je suis revenu à mon sport de prédilection vers l’âge de 12 ans. Je me suis inscrit en club à Rouen, avant d’intégrer des structures d’entraînements poussées dès la seconde. Mon ambition a alors été de faire du sport de haut niveau. Je suis passé de la balade entre copains au virus de la compétition. J’ai gravi les marches petit à petit.

 

VD : Quelles sont les principales qualités à posséder pour être kayakiste au haut niveau ?

Sébastien Jouve : Il n’y a pas de moule, chacun a ses propres qualités. Certains sont explosifs tout en étant techniquement moins bon, d’autres se révèlent physiques mais moins rapides. C’est ce qui montre que notre sport est accessible, il n’y a pas un profil identique. Ce que je recherche est de pagayer le plus proprement possible, pour économiser mon énergie. C’est intéressant car on se construit par rapport à son kayak. Les dimensions des éléments du kayak étant relativement libres, chacun utilise un matériel qui lui est propre. On peut tout adapter.

 

VD : Vous êtes inscrit au SPN Vernon Canoë-Kayak. Parlez-nous de votre club.

Sébastien Jouve : C’est après les JO de Londres en 2012 que j’ai senti un vrai besoin de lancer une nouvelle dynamique dans ma carrière. J’ai alors rejoint le SPN, qui a développé un esprit de compétition très professionnel, ce qui me plaît beaucoup. J’y ai trouvé un professionnalisme qui est primordial pour préparer les événements. Le SPN est un club très rigoureux, c’est pour cette rigueur que j’y suis aujourd’hui. Il y a une vraie qualité de formation qui pousse les membres à effectuer des performances. Si au quotidien je m’entraîne pour l’équipe de France au pôle fédéral de Caen, où j’habite, je suis inscrit en club à Vernon car je veux garder mes attaches. J’essaie d’aller au club le week-end. J’y passe, je fais mon petit tour de kayak, je discute avec les jeunes. Cela me fait plaisir d’aller à Vernon et de partager avec les membres du club car il y a une bonne ambiance. C’est aussi simplement un lieu de vie et de partage, avec un cadre parfait pour naviguer. Je m’y sens comme à la maison, c’est très agréable. Au SPN Vernon, je me ressource. Quand on se sent bien, on n’a pas envie de changer.

 

VD : Vous estimez avoir un rôle dexemple pour les plus jeunes ?

Sébastien Jouve : Ils savent que s’ils ont besoin de conseils, ils peuvent compter sur moi. Quand j’en vois un qui s’écarte un peu du chemin, je lui glisse quelques mots. Le SPN Vernon permet cela. Toute cette énergie passe par l’esprit du club. Il y a un effet boule de neige, le SPN est un moteur. Les plus jeunes observent les plus anciens et s’en s’imprègnent par mimétisme. C’est ce que j’ai recherché en m’inscrivant au club de Vernon : transmettre mon savoir. Là je suis à bloc pour préparer les JO et ramener une belle médaille à Vernon, pour que cela serve aux générations futures.

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