Passé par le SPN, Nobel Mendy (21 ans) joue aujourd’hui en Espagne, au Rayo Vallecano. Il n’oublie pas Vernon, ville à laquelle le défenseur sénégalais reste très attaché.
Quel est votre lien avec Vernon ?
Je suis arrivé à 10 ou 11 ans. Je jouais au foot dans mon quartier et je me suis inscrit au SPN pour faire comme mes amis. Ce sont des bons souvenirs. Le foot, c’est un sport qui réunit les gens, ça m’a aidé à m’intégrer. J’étais au collège Cervantès, ensuite je suis allé au lycée Dumézil. J’ai vécu à Vernon jusqu’à ce que je parte en centre de formation. Je reviens cinq fois par an, pendant les trêves. Ça me permet de décompresser, de voir ma famille, mes amis ou mes anciens profs.
Devenir footballeur, c’était un rêve ?
Bien sûr. Je regardais les matchs de Lionel Messi, je jouais pour m’amuser avec mes amis, mais dans un coin de ma tête, je me disais que c’était possible. Je voulais faire ce métier, donc j’ai travaillé pour. J’ai commencé comme attaquant à Vernon et Pacy, puis on m’a fait jouer latéral gauche et défenseur central. J’ai dû apprendre trois fois plus vite pour pouvoir m’imposer. Je vis mon rêve aujourd’hui. Comme le dit mon père, j’ai de la chance car je me lève chaque matin pour faire ce que j’aime le plus au monde.
Vous jouez à Madrid, au Rayo, dans l’un des meilleurs championnats du monde. Vous savourez ces moments ?
Oui, je suis fier de ce que je suis en train de faire. Jouer contre des équipes comme le Real Madrid, c’est magnifique. Maintenant, il faut continuer à démontrer ce dont je suis capable. Je sais que je peux en faire beaucoup plus. Cela demande beaucoup de sacrifices, mais ça porte ses fruits. Je veux vraiment dire aux jeunes, de Vernon et d’ailleurs, qu’il faut croire en ses rêves. Tout est possible si tu y crois et que tu ne lâches rien.
