Exposition |Harry Eliott, le plus Anglais des artistes normands

Publié le10 décembre 2019 » 178 Views»
Chevaux, charrettes, vélos et premières automobiles, les véhicules occupent une place importante chez Harry Eliott.

Chevaux, charrettes, vélos et premières automobiles, les véhicules occupent une place importante chez Harry Eliott.

Il y a 60 ans, Harry Eliott s’éteignait dans sa maison de Villez-sous-Bailleul. Aujourd’hui, un club de passionnés de son œuvre lui rend hommage à travers une exposition à la Galerie du Temps jadis, du 16 au 22 décembre.

Un univers composé de Lords en hauts-de-forme, de chasses à courre, de bulldogs et de chats, où l’élégance victorienne le dispute à l’ironie. Telles sont les figures récurrentes de l’œuvre de Harry Eliott (1882-1959) que les Vernonnais pourront découvrir à travers une exposition présentant une quinzaine de dessins originaux et près de 200 cartes postales. Organisée par le Harry Eliott Club, basé à Villez-sous-Bailleul, cette exposition a déjà fait halte, du 1er juillet au 29 septembre, au Musée de la carte postale d’Antibes. Délaissant le soleil méditerranéen, elle s’installe pour une semaine au plus près du lieu de vie de cet artiste original.

Charles Edmont Hermet devient Harry Eliott

Car malgré son pseudonyme à consonance britannique, Harry Eliott est bien normand, du moins d’adoption. Si Charles Edmond Hermet, son nom véritable, est né à Paris, il s’est installé dans la région de Vernon dès 1915, à la faveur de son mariage. Un terroir qu’il chérira tout au long de sa vie. Peut-être cela est-il dû aux similitudes et à l’Histoire que partagent la Normandie et l’Angleterre ? En effet, Harry Eliott a toujours été fasciné par cette dernière. D’ailleurs, son style s’inspire largement de celui de Cecil Aldin, célèbre dessinateur animalier britannique. Dans les estampes d’Eliott on retrouve donc toutes les images d’Epinal de l’Angleterre victorienne, un poil fantasmée, un brin rétro. Ce qui ne va pas sans un côté satyrique comme dans ses variations sur la figure de deux moines, représentant en réalité son couple.

« Nous sommes très heureux de pouvoir présenter cette exposition dans la Maison du Temps Jadis », souligne Jean-Louis Marin, secrétaire du Harry Eliott Club, « en effet, ce vénérable bâtiment est typique du style anglo-normand qu’Eliott aimait représenter dans ses gravures ». A cette occasion, le club édite un catalogue en tirage limité à 300 exemplaires disponible à la vente lors de l’exposition.

Exposition
du 16 au 22 décembre 2019
Galerie du Temps Jadis, 36 rue Carnot
11h-19h

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