Une plongée immersive dans les jardins de Giverny

Publié le25 juin 2024 » 70 Views»

Culture Exposition Givernisme Musée Blanche Hoschedé-Monet Jean-François Rauzier Photographie Giverny-1

Pendant trois mois, Jean-François Rauzier a photographié le jardin de Monet. Le résultat, baptisé « Givernisme », est exposé jusqu’au 22 septembre.

L’invention de la photographie, au 19e siècle, a bouleversé l’histoire de l’art. De ce bigbang technique naîtront les avant-gardes, au premier rang desquelles l’impressionnisme, dont on célèbre les 150 ans cette année. Pour Jean-François Rauzier, photographe normand né en 1952 à Sainte-Adresse, la révolution fut celle du numérique. « J’ai commencé la photo tout jeune et, pendant 30 ans, j’ai travaillé dans la publicité, ce qui me permettait d’exprimer ma créativité », raconte-t-il, « en l’an 2000, la photographie numérique est arrivée et je me suis pris de passion pour le montage, jusqu’à créer ma propre technique : l’hyperphotographie. » Depuis plus de 20 ans, Jean-François Rauzier se rend dans des lieux de patrimoine dont il quadrille l’espace à coup de clichés très haute-résolution. « Je prends une centaine de photos d’un endroit sous différents points de vue puis je les assemble dans une unique image, j’essaye ainsi de restituer l’espace tel qu’on le voit quand on se promène à l’intérieur. » Qu’il s’attaque au château de Versailles pour le Musée Lambinet ou aux rues de Paris pour l’aéroport de Roissy, les expositions de Jean-François Rauzier proposent aux spectateurs une immersion… en deux dimensions ! Au printemps 2022, l’artiste est invité par la Fondation Monet pour trois mois de résidence à Giverny. « L’opportunité de travailler dans le jardin sans la foule m’a enthousiasmé », détaille-t-il, « tous les soirs je m’y rendais après la fermeture et je prenais systématiquement en photo toutes les fleurs, c’était un défi pour moi. » Ces milliers de clichés sont compilés en plusieurs giga-octets puis transformés en une centaine d’œuvres par Jean-François Rauzier. Une partie est aujourd’hui présentée, dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, au Musée Blanche Hoschedé-Monet à travers une exposition à la mise en scène travaillée et colorée. « Je revendique le côté esthétique de Givernisme, il s’agit d’un voyage dans l’univers de Monet, ces fleurs ne sont que du bonheur ! », conclut Jean-François Rauzier.

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