Fonderie |Un poumon vert pour Vernon

Publié le31 août 2021 » 324 Views»

 

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A partir du 10 septembre, les Vernonnais pourront découvrir leur grand parc naturel urbain. Un nouvel espace vert au cœur de la ville avec une double ambition : sauvegarder l’écosystème tout en rendant hommage à notre passé industriel.

L’été n’est pas fini. Et c’est tant mieux ! Gageons que l’arrière-saison sera clémente et pour en profiter, direction le nouveau « central park vernonnais », avenue de Rouen. En lieu et place de la friche de l’ancienne fonderie, s’étendent désormais 3 hectares de nature. Pour autant, l’endroit reste chargé d’histoire. « Quand nous avons découvert ce site, nous l’avons trouvé magnifique, il était donc hors de question de tout casser », raconte Pierre-Thomas Cochaud, paysagiste à l’agence 22 Degrés, chargée de concevoir le parc. Son équipe a fait un choix ambitieux : conserver la dalle de béton de l’ancienne usine et poursuivre le travail de reconquête opéré depuis des années par la nature. Le concassage de 3060 m² aura permis d’économiser de longs mois de travaux et 55 tonnes de CO². Dans cette première moitié du parc de la Fonderie, le « jardin sec », le promeneur découvrira ici des blocs de béton, là les rails d’un quai de déchargement. « Le parc a un côté urbex, parfois on croirait presque entendre les ouvriers travailler ».  C’est dans cette zone que les Vernonnais trouveront de quoi se divertir et notamment plusieurs murs de « bloc », l’escalade sans corde, pour adultes et ados. Les enfants ne seront pas en reste avec plusieurs aires de jeux. « Pour le moment, le parc peut avoir un aspect brut de décoffrage », souligne le paysagiste, « mais les végétaux doivent encore pousser, une nouvelle campagne de plantation d’arbres sera menée à l’automne ». Le paysage de la Fonderie évoluera donc avec les années.

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Le développement durable au cœur du projet

La nature occupe une place centrale à la Fonderie. Sa seconde partie, « le jardin humide », constitue un écosystème à elle seule. « L’éolienne que vous pouvez voir n’est pas là pour décorer », explique Pierre-Thomas Cochaud, « elle a un rôle clef : pomper les eaux résiduelles de la Seine pour alimenter la partie humide du parc ». Cette zone permettra au fleuve de déborder lors des crues, de plus en plus fréquentes, épargnant ainsi les zones habitées. Mais c’est également un réservoir pour une faune et une flore menacée : celles des milieux humides qui tendent à disparaître avec l’urbanisation. Au-delà de l’agrément des Vernonnais, ce « central park » replace la nature au cœur de la ville et consolide son engagement en faveur du développement durable.

francois_ouzilleau3 questions à :

François Ouzilleau

Maire de Vernon, Président délégué de SNA, Conseiller régional de Normandie

Quelle est la particularité du parc de la Fonderie ?

Ce grand parc naturel urbain repose sur deux objectifs fondamentaux. Le premier est environnemental : la moitié du lieu servira de déversoir lors des crues de la Seine et permettra de réduire l’inondation des berges. Ce « jardin humide » a pour but de recréer un écosystème menacé, celui des zones humides avec sa faune et sa flore. Le second objectif est patrimonial : la partie sèche du jardin conserve des traces de l’ancienne fonderie, témoins de l’histoire industrielle de notre ville. Nous ne voulions pas faire table rase du passé par respect pour tous les Vernonnais qui ont travaillé sur ce site. A la Fonderie, ce passé est intégré à la végétation qui avait déjà commencé à le coloniser.

Pourquoi créer un nouvel espace vert à Vernon ?

La transformation de cette friche en parc était un objectif affiché dès notre premier mandat. Planter des arbres, remettre de la verdure en ville est primordial. Cela permet de créer des îlots de fraicheur face au dérèglement climatique. Ainsi, le parc de la Fonderie sera le nouveau « poumon vert » de Vernon. C’est un objectif que nous poursuivons également avec les travaux Cœur de Ville qui intègrent la plantation de nombreux mini-parcs urbains et d’arbres.

Comment souhaiteriez-vous que les Vernonnais se l’approprient ?

C’est à eux de décider mais, bien sûr, j’aimerais qu’il soit utilisé le plus possible. Un parc met longtemps à s’installer, il faut que les végétaux poussent mais aussi que les habitants se l’approprient. J’espère qu’adultes comme enfants y partageront des moments de convivialité et que la Fonderie sera le parfait équilibre entre activité urbaine et respect des écosystèmes.

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