Jean-Michel Dardour, directeur de tapon france

Publié le15 mars 2017 » 465 Views»

« Le secteur de la boisson ne connaît pas de crise »

Si vous voyez les lettres « CP » inscrites dans un rond sur le côté d’une capsule, c’est qu’elle vient de Tapon !

Fondée il y a un peu plus de 50 ans, l’usine Tapon est située près de la route de Rouen, à Saint-Marcel. L’entreprise, qui crée des capsules destinées à boucher les bouteilles en verre, vend ses productions en France, mais également dans de nombreux autres pays. Rencontre avec Jean-Michel Dardour, directeur de Tapon France, et administrateur du groupement industriel, le GIRV.

Vernon Direct  Pouvez-vous nous présenter l’historique de l’usine ?
Jean-Michel Dardour   L’entreprise Tapon de Saint-Marcel a fêté ses 50 ans en septembre dernier. C’est un Mexicain qui a fondé l’entreprise en 1966, M. Zapata. Ne me demandez pas pourquoi, mais il a décidé de monter son usine ici, plutôt qu’en Alsace où la production de boissons est supérieure.
Il en a créé une autre à Madrid.
Je suis arrivé dans l’entreprise au cours de l’année 2001. Lorsque M. Zapata est décédé en 2007, Tapon a été racheté par le groupe américain Can-Pack. Ses bases opérationnelles se trouvent en Pologne.
Ce rachat a permis à l’entreprise de se moderniser, puisque 10 millions d’euros ont été injectés afin d’investir dans de nouvelles machines en 2008. Ca a donné un vrai coup de boost à l’entreprise.

Si vous voyez les lettres « CP » inscrites dans un rond sur le côté d’une capsule, c’est qu’elle vient de Tapon !VD  Que produit votre usine, et comment ?
JMD   Nous produisons des capsules pour boucher les bouteilles en verre, du lundi matin au samedi midi, non-stop. Nous achetons des rouleaux d’acier, que l’on coupe en plusieurs feuilles. Ensuite, on imprime sur la feuille d’acier, grâce à une imprimante rotative. C’est exactement le même fonctionnement que pour l’impression de journaux.
Ensuite, les feuilles floquées à l’effigie des marques clientes sont pressées pour créer les capsules. Des machines s’occupent de les ranger dans des cartons et de les organiser sur les palettes. Grâce aux machines, la PME peut produire quatre mille bouchons à la minute. Cela équivaut à sept milliards de capsules par an !

VD  Est-ce encore possible pour vous d’innover ?
JMD   C’est un peu compliqué de continuer d’innover sur ce type de produit, mais nous essayons de l’améliorer. Avant, le joint était en PVC, une matière qui n’est pas très bonne pour l’environnement, alors que maintenant il est en polyéthylène. Ca ne pollue pas, et c’est aussi performante qu’avant.
Il existe également des capsules en relief, et des capsules à tirette.

VD  Comment se porte le secteur des boissons ?
JMD   Le domaine des boissons ne connaît jamais de crise. C’est un marché de volume, qui est par conséquent à faible rendement. A titre d’exemple, nous vendons mille capsules, trois euros.
Force est de constater que les prix sont à la baisse, parce que nous sommes en plein cœur de la mondialisation. L’offre et la demande ne sont pas du tout équilibrées. Il y a environ 50 milliards d’offre de bouchons, pour seulement 25 milliards de demande.
Malgré cela, le site de Saint-Marcel emploie 85 personnes, et nous recrutons ! Nous cherchons à pourvoir des postes d’électriciens et d’imprimeurs.

VD  Qui sont vos clients et vos concurrents ?
JMD  Les concurrents de Tapon sont italiens, allemands, ou encore grecs.
Notre chance, c’est que nous n’avons jamais de problème pour remplir nos carnets de commandes. Nous avons de nombreux clients, comme Coca Cola, Karlsberg, Fanta, Nestlé, Perrier, ou encore Orangina, avec qui nous assurons la totalité de la production !
Nous exportons nos productions à 90%. Nous avons des clients en Belgique, en Hollande, en Afrique, et au Moyen-Orient.

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