La « Collection Brécourt » se sent pousser des ailes

Publié le28 septembre 2021 » 99 Views»

Collection Brécourt Musée de Vernon Restauration Stagiaire Julie Garnier Patrimoine

530 oiseaux empaillés dormaient dans les greniers du musée. Grâce à une étudiante en histoire de l’art, ils ont repris des couleurs.

C’est bien connu, le Musée de Vernon possède une riche collection d’art animalier. Une spécificité qui remonte à ses origines. Sa toute première collection n’est autre que celle de François de Brécourt, constituée entre 1816 et 1862 par cet aristocrate épris de sciences. Soit plusieurs centaines d’oiseaux naturalisés, provenant du monde entier, mais également des papillons aujourd’hui disparus. Pour éviter que les volatiles ne connaissent le même sort, il était urgent de restaurer ce fond. Dans cette entreprise, le Musée a bénéficié de l’aide de La Fabrique des Patrimoines Normandie, établissement public de coopération culturelle s’intéressant aux collections naturalistes régionales. C’est ainsi que Julie Garnier, étudiante en Master 2 Histoire et Patrimoine à l’université de Caen, a débuté 5 mois de recherches sur le sujet. « Il s’agissait d’un véritable chantier de collection », résume-t-elle, « j’ai examiné chacun des oiseaux dont certains tombaient en poussière afin de les restaurer, mais j’ai également rétabli tout l’inventaire ». Difficulté de taille : certaines dénominations ayant évolué, il était parfois difficile d’identifier l’espèce. « C’est un travail transdisciplinaire à la croisée de l’histoire, de l’art et de l’écologie, ainsi nous avons retrouvé des espèces disparues en Normandie telles que la pie-grièche grise ou le busard cendré. Ce dernier nous a renseignés sur la présence, autrefois, de marais dans la région d’Etrépagny. »

Pour Julie Garnier, cette mission a débouché sur un mémoire validant son diplôme. Mais également sur une distinction. En effet, l’association des Amis du Musée de Vernon lui ont décerné le Prix Art & Mémoire, lequel récompense de 750 € un jeune chercheur travaillant sur ses collections. « Nous la remercions pour son investissement et nous espérons pouvoir valoriser la Collection Brécourt à l’avenir », s’est réjouie Nicole Balmary, maire-adjointe en charge de la culture et du patrimoine.

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