Théâtre Ziryab ou le plus grand des musiciens arabes

Publié le14 janvier 2020 » 54 Views»
Le spectacle est suivi d’une rencontre.

Le spectacle est suivi d’une rencontre.

Le vendredi 31 janvier à 20h30, l’Espace Philippe-Auguste propose un conte consacré à Ziryab, créateur de la musique arabo-andalouse. Cette veillée à la bougie vous transportera, au son du luth, à l’époque d’Al-Andalus.

En Europe, seuls les amateurs le connaissent. Pourtant, dans le monde arabe, Ziryab est considéré comme un génie. C’est pour rendre hommage à cette figure du Moyen-Age que le metteur en scène Daniel San Pedro a créé le spectacle du même nom. « Le texte est inspiré d’une biographie de Ziryab écrite par l’auteur espagnol Jesus Greus », explique-t-il, « elle m’a donné envie de créer quelque chose sur ce personnage ». Car son histoire a tout du conte. Né en Irak au 8e siècle, il devient, à 12 ans, un maître du luth oriental, l’oud, et possède une voix à nulle autre pareille. A tel point que son maître en prend ombrage et le chasse. Pour Ziryab commence une vie d’exil qui le mène en Andalousie, alors contrôlée par les musulmans. Il s’installe à Cordoue et devient musicien à la cour d’Abd al-Rahman II. « Là-bas, Ziryab va révolutionner la musique et l’art de vivre », souligne M. San Pedro, « il invente un nouveau style, la musique arabo-andalouse, encore joué aujourd’hui, et importe les manières d’Orient, c’est un touche-à-tout comparable à Léonard de Vinci ».

Un apôtre de la tolérance

C’est donc en toute logique que le spectacle mêle plusieurs formes d’art. Sur scène : Fatym Layachi et Luca Bes, deux comédiens, et Amine Mekki-Berrada, joueur de oud. « Il y a une proximité physique avec le public, des bougies, on a vraiment l’impression d’écouter une veillée », décrit le metteur en scène, « les comédiens incarnent différents personnages et la musique a une vraie place ». L’œuvre a été créée il y a deux ans à Casablanca, au Maroc, et a beaucoup tourné en France. « Le dialogue des cultures et le vivre-ensemble constituent son message principal », affirme Daniel San Pedro, « en effet Ziryab a toujours prôné la tolérance entre les communautés qui coexistaient à son époque : les chrétiens, les juifs et les musulmans ». Un idéal toujours actuel plus de 1000 ans après la mort de ce grand artiste.

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