Une exposition immersive consacrée à Ange Leccia

Publié le18 octobre 2022 » 96 Views»

Culture Exposition Ange Leccia Au Film du Temps Musée des Impressionnismes Giverny MDIG Art Contemporain

Jusqu’au 8 janvier, le Musée des Impressionnismes Giverny renouvelle son pari : proposer une ouverture hivernale autour d’un artiste contemporain.

Après l’exposition dédiée à Eva Jospin, l’an dernier, l’art contemporain confirme sa place au sein du Musée des Impressionnismes Giverny (MDIG). Un « pari gagnant » selon son directeur, Cyrille Sciama. « Nous avons toujours exposé des œuvres influencées par l’impressionnisme, avec la création contemporaine nous souhaitons décloisonner le regard. » Pour cette 2e ouverture hors-saison, c’est Ange Leccia, plasticien corse né en 1952, qui fait l’objet d’une grande rétrospective. Et l’expérience se révèle immersive. Baptisée « Au Film du Temps », l’exposition se décline en trois grandes salles obscures abritant, chacune, une œuvre vidéo de l’artiste. « Ces films sont trois jardins différents dans lesquels on peut déambuler, une, dix ou trente minutes », explique Ange Leccia. Tous sont accompagnés d’une musique originale de Julien Perez.

Dès la 1re salle, on découvre « La Mer », œuvre phare d’Ange Leccia. A partir de vagues filmées d’en haut, il tire une œuvre hypnotique et graphique rappelant les estampes d’Hokusai. Sa deuxième vidéo, « Au Film du Temps » a spécialement été créée pour le MDIG et parcourt l’ensemble de la carrière de Leccia à travers un enchaînement de séquences réalisées depuis les années 70. « Il y est question de l’adolescence, un âge de tension que j’aime comparer à l’angoisse de l’artiste habité par sa création », souligne-t-il, « le film essaye d’apporter une réponse à la violence du monde et résonne avec les tensions actuelles. » « (D’)Après Monet », dernière œuvre présentée, est une commande du Musée de l’Orangerie réactualisée. Pour la réaliser, Ange Leccia a eu l’opportunité de filmer le jardin de Monet complètement vide. « Outre l’esthétique, il y a un cheminement philosophique dans ce jardin conçu en pleine 1re Guerre Mondiale. » On y voit un Claude Monet enfermé dans « l’acte chamanique » de peindre dont la seule respiration se trouve dans ce décor végétal. Une immersion totale dans l’œuvre du peintre… comme dans celle d’Ange Leccia.

 

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