Violences faites aux femmes |Une coopération renforcée pour aider les victimes

Publié le24 septembre 2019 » 237 Views»

Violences faites aux femmes Une coopération renforcée pour aider les victimes

Ce mois-ci, le gouvernement a lancé son Grenelle contre les violences conjugales alors qu’une femme meurt sous les coups tous les deux jours. A Vernon, le partenariat entre différents acteurs travaillant sur ce sujet permet déjà des avancées.

Où demander de l’aide ? Voilà une question récurrente pour les femmes victimes de violences. Afin de mieux les prendre en charge, les différents organismes travaillant sur ce sujet à Vernon ont renforcé leurs liens. Depuis 2017, ils constituent un groupe thématique se réunissant dans le cadre du CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance). Autour de la table : la mairie, la sous-préfecture, le département, le parquet, les polices nationale et municipale, l’hôpital, les associations spécialisées, les bailleurs sociaux et les centres d’hébergement d’urgence. « Le but est d’améliorer la communication entre nous tous, de mieux orienter les victimes et d’assurer leur suivi », détaille Juliette Tabourel, responsable du centre social Les Pénitents. Cette coordination passe d’abord par le partage des chiffres sur Vernon qui soulignent une réalité : il n’y a pas de profil type, les victimes viennent de tous milieux et de toute origine.

Faciliter le parcours des victimes

« Sur ce sujet, le CLSPD de Vernon est un modèle dans l’Eure », affirme Romain Cocheteux, juriste au CIDFF 27, association proposant un soutien juridique aux femmes. Il permet, notamment de débloquer des situations, d’intervenir en cas d’urgence et, surtout, d’assurer un suivi des victimes. « Cela nous apporte un réseau partenarial afin de faciliter le parcours des victimes en identifiant les personnes qui peuvent les aider », souligne Magali Fortuna, cadre du service social de l’hôpital. A l’intérieur de ce dernier, le CLSPD a d’ailleurs permis la relance du réseau VIF qui forme une dizaine de professionnels au dépistage des violences. Autant d’actions visant à enrayer le phénomène qui, en France, touche 220 000 femmes par an.

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