Claire De Ternay et Rachid Sebahi, conseillers de quartier à Vernonnet

Publié le9 décembre 2015 » 1587 Views»

Regards croisés sur le conseil de quartier de Vernonnet

Un an après la création des conseils de quartier, deux citoyens engagés dans la vie du quartier de Vernonnet témoignent.

Claire De Ternay - Rachid Sebahi 2

Pourquoi vous être impiqués dans les conseils de quartier ?

Claire de Ternay Je suis venue au conseil de quartier parce que je venais d’emménager à Vernonnet et que je ne connaissais pas ce quartier. C’était une façon de faire connaissance avec quelques habitants.

Rachid Sebahi C’est un peu pareil pour moi. Je suis à Vernonnet depuis six ans et je voulais m’investir un peu plus dans le quartier, rencontrer les gens, parler des problématiques que je rencontrais. Je cherchais un interlocuteur en fait. Quand j’ai appris que la mairie mettait en place des conseils de quartier alors que ce n’est pas obligatoire dans les villes de moins de 80.000 habitants, je me suis dit que c’était une bonne proposition et j’ai voulu m’y investir.

Qu’attendez-vous des conseils de quartier ?

CdT Je pense que c’est d’améliorer la vie quotidienne des personnes. En se mettant à plusieurs, on voit ce qui pèche. Ça permet de connaître chaque personne et chaque cas. Quand on ne se rencontre pas, on pense souvent à soi et pas aux difficultés qu’il peut y avoir ailleurs. Ça permet aussi de faire des choses un peu festives. Je trouvais qu’il n’y avait que le jour de la fête de la Musique où finalement on trouvait les gens dans la rue et où sans se connaître on a l’impression de faire partie d’une même ville. C’est une chose qui manque de pouvoir organiser quelque chose dans le quartier.

RS Il y a aussi la notion de démocratie participative. Ça veut dire aussi en faire partie, on a envie de participer. Comme je suis délégué des parents d’élèves, je voyais beaucoup de gens se plaindre que les routes étaient dangereuses à la sortie de l’école. Je me suis dit que le conseil de quartier était un moyen de régler ces problèmes. C’est ce qu’on a fait avec Sophie Averna (NDLR : coordinatrice des conseils de quartier). On s’est rencontré plusieurs fois aux abords de l’école, on a essayé de résoudre pas mal de problématiques ensemble. On a pu faire installer des passages piétons sur la rue Pierre-Bonnard, on a fait une demande pour des panneaux qui clignotent pour montrer qu’il y a une école, c’est en cours. On a demandé aussi plus d’éclairage, c’est en cours aussi et on a fait couper quelques arbres qui dépassaient sur le trottoir et poussaient les enfants vers la route quand ils allaient à la cantine. Le conseil de quartier a permis de faire avancer les choses plus vite qu’en passant par l’école.

Quel bilan tirez-vous de cette première année ? D’autres sujets ont-ils abouti ?

RS C’est un relais entre les gens de Vernon et les adjoints ou les services de la mairie.

CdT Le fait d’être à plusieurs est une force, une force de persuasion. S’il n’y avait pas le conseil de quartier, je ne sais pas si on aurait été aussi bien entendu.

RS Il y a eu aussi le parking de l’Ile de l’Horloge qui était plein de trous et qui a été refait.

CdT Même s’il y a un problème d’eau qui ne s’évacue pas près des poubelles quand il pleut…

RS Nous avions aussi des problèmes dans le bas de la rue de la Ravine et route de Magny, où tous les riverains se plaignaient de la vitesse des voitures. Les gens ne peuvent pas sortir de chez eux sans risquer un accident. On l’a fait remonter et la mairie a trouvé une solution assez rapide. Elle a fait faire des contrôles radar régulièrement, aléatoirement et ça a beaucoup changé. Ça a eu un impact. Pas encore assez, il y a encore du travail à faire, mais ça a changé et c’est grâce aux conseils de quartier car des gens qui habitent là depuis 40 ans disent qu’ils avaient fait beaucoup de lettres à la mairie et rien n’avait changé avec les maires de l’époque.

Et vous parliez tout à l’heure d’animation…

CdT Nous sommes en train de préparer la fête de Noël pour animer le quartier à ce moment-là. Les écoles ont accepté de participer, ça sera festif parce que les enfants décoreront eux-mêmes leur sapin de Noël, il y aura de la musique, des boissons chaudes, etc. Tout ça sera donné bénévolement, ce sera le rendez-vous du quartier. C’est une expérience, il faut voir…

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